Origine du Loft

Elle remonte aux années 1950 à New-york, à cette époque les artistes et bohèmes en quête de logements et d’ateliers bon marché, commencèrent à s’installer dans des bâtiments industriels abandonnés de la fin du XIXe siècle. Autrefois ces structures d’acier hébergeaient des ateliers de vêtements, des fabriques, des imprimeries, des entrepôts, des usines etc…

Tous ces bâtiments furent délaissés lorsque les industries quittèrent Manhattan pour des quartiers moins chers. En s’installant dans ces locaux désaffectés très bons marché, les artiste profitèrent de cette véritable aubaine pour créer la version américaine des ateliers d’artistes parisiens. Sans le savoir, ils fondèrent ce que nous appelons aujourd’hui un loft.

De nos jours, la tendance à transformer entrepôts et usine en logements s’est généralisée un peu partout, créant un style adapté à un large éventail l d’espaces et de personnes.

Penser sa vie domestique et professionnelle en termes d’espace, en éclatant les principes fondateurs du logement, s’approprier un mode de vie inspiré de courants créatifs subversifs, sauver et réhabiliter un patrimoine hors des canons architecturaux traditionnels. Telles sont les motivations les plus souvent évoquées par les propriétaires de lofts.

Ces habitations ont de nombreuses caractéristiques communes : espaces ouverts sans murs ni cloisons, vitrés tout en hauteur et lumière du jour à profusion. La structure initiale apparente des bâtiments d’origine, mariant souvent l’acier et le béton rappelle l’esthétique industrielle et l’alliance entre l’ancien et le moderne, adaptée aux besoins et goûts des occupants.

Aménager et habiter un loft n’en reste pas moins un exercice de liberté, une mise à nu personnelle et un nouveau mode de communication à éprouver au quotidien.

Investir dans une grande surface et y modeler ses espaces de vie nécessite, pour la plupart, l’aide d’un architecte capable de créer des atmosphères en fonction des apports naturels de lumière, de cloisonner ou non, de rendre interchangeable les chambres, bureaux,…Si le principe initial était justement de garder un espace d’un seul tenant où se mêlaient la vie domestique et le travail, les nouveaux adeptes ont souvent consenti quelques compromis, en créant des mezzanines, en séparant les coins de nuit des espaces de jour par des cloisons amovibles…Par contre, alors que les pionniers américains se seraient volontiers débarrassés des témoignages encombrants de ces anciennes usines, les nouveaux propriétaires les conservent et les exhibent comme autant de témoignages archéologiques.

Réunis par le même désir de mêler l’art et la vie, pionniers et suiveurs ont découvert un potentiel d’expression de leur identité.
Investir dans un loft est et reste un acte profondément individualiste où chacun se met en scène.

Rien d ‘étonnant dans ce cas, à ce que les propriétaires se recrutent principalement chez les jeunes (célibataires ou en couple) et chez les quinquagénaires actifs, à tout le moins culturellement. Les premiers parfois dans un esprit communautaire, y recherchent des espaces modulables au gré de leur fantaisie, où l’on peut à la fois vivre, travailler et recevoir. Les seconds y trouvent un nouveau départ, une manière de renouer avec la ville. L’engouement est tel, que l’influence des lofts se fait sentir bien au-delà de la réhabilitation d’anciens bâtiments industriels. Dans l’habitat traditionnel aussi, le pli est pris d’ouvrir les espaces, de limiter les cloisons et mes portes au strict nécessaire. Les cuisines ouvertes sur le coin à manger sont légion quand elles n’en font pas office tout simplement. Suivant le principe que « les sis more », l’espace prévaut dorénavant sur les besoins matériels. Et puis, ne doit-on pas au loft d’être à l’origine d’une nouvelle conscience et de la préservation du patrimoine architectural quel qu’il soit et où qu’il se situe ? Enfin, ils ont participé à la redécouverte des centres villes et d’autres quartiers en voie d’abandon.

Si à Bruxelles tout comme à Anvers, le phénomène de mode d’investir et d’habiter un loft a fini par rendre le produit uniquement réservé à une tranche fortunée de la population, dans cette région, ce type d’habitat, non encore très développé, devant permettre aux jeunes d’accéder à la propriété à un prix raisonnable pour un espace de qualité et d’aménager au fur et à mesure de leurs possibilités financières leur évitant ainsi de devoir louer un logement de piètre qualité à fond perdu.

Ce bâtiment a été fondé vers les années 1950 par Lucien L’Heureux l (S.A Elvepac ) Il avait été sollicité pour mettre au point une machine capable de fabriquer à la Fabrique nationale des containers en carton destinés à l’emballage d’obus. Il s’installe à son compte et reçoit d’importantes commandes de l’armée belge car nous sommes en pleine guerre de Corée. La plupart de ses machines sont conçues ou améliorées sur place pour un fabricat très spécialisé : celui du cartonnage cylindrique. Nous assistons ici à la fabrication de fûts pour poudre à lessiver, qui seront destinés aux savonneries de Belgique ou de Hollande. Une gamme haute en couleurs de 3 millions de tonnelets par an. Une trentaine de personnes étaient occupées dans cette cartonnerie qui cessa ses activités dans les années septante.

Nous-mêmes habitons une ancienne usine ‘et ce depuis de nombreuses années.